GIVE ME FIVE : TURZI +REBOTINI +YUKSEK @ Point FMR

By: Violette R.O.L.L. n'est jamais d'accord

oct 16 2009

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Catégorie: Ce qui m'amuse, des concerts...

13 Commentaires

Artistes français / Electro expérimentale – Electro bling-bling / 12/10/2009

Cinq ans pour le Point Ephémère déjà… Bam ! Dans notre tronche le coup de vieux ! C’est aussi cinq ans de mûrissement de trois artistes électro français en qui le Point Ephémère a placé sa confiance depuis le début…

Romain Turzi d’abord, le résident perpétuel. Membre central du groupe Turzi, dont les deux albums A et B sont de petites merveilles eletro-krautrock aux envolées mystiques et batcave, Romain Turzi se produit régulièrement seul ou dans des projets alternatifs (notamment avec Etienne Jaumet). Ce soir là, il est seul, cerné de ses machines et de sa guitare. Il utilise notamment beaucoup le Tenorion, petit instrument mais grand potentiel (lorsqu’on sait l’exploiter). De dos, au mieux de profil, ce presque trentenaire est concentré, il n’adressera d’ailleurs pas un mot au public. Très vite, ses boucles entêtantes vous plongent dans son univers psychédélique et christique qui lui est si personnel. On reconnaît beaucoup de thèmes issus de A (notamment les paroles de ses chants), plusieurs trouvailles intéressantes grâce au Tenorion qui lui permet de programmer beaucoup de boucles tout en jouant de la guitare. Comme à chaque écoute, on ressort un peu engourdi de cette exploration d’abysses électroniques. La réintroduction dans le monde des humains n’est pas comprise dans le billet. Une chose est certaine, Turzi est capable de beaucoup de renouvellement, aller de l’avant sans pour autant faire une croix sur « les compositions des débuts », en ce moment c’est une qualité qui se fait rare.

Arnaud Rebotini ensuite, le quarantenaire qui a eu le courage de se reconvertir. La bonne idée d’arrêter Black Strobe, de se séparer d’Yvan Smagghe pour se reconcentrer sur ce qu’il aime : la techno pointue en solo. Il collectionne les synthés Roland vintage, il va donc les exploiter et nous livre sa petite symphonie pour machines usagées et oubliées à tort. Un synthétiseur lorsqu’on sait lui faire cracher ce qu’il a dans le ventre, ça peut s’avérer être un excellent outil musical, et en plus c’est beau. Cerné de machine, l’homme au look de Forban titille les corps qui se déhanchent comme si de rien n’était et charme les oreilles attentives qui sont restées pour cette prestation un peu tardive pour un lundi soir. Arnaud Rebotini vient simplement de démontrer qu’on peut faire de la musique du futur avec des machines fabriquées avant ma naissance…

Donc, pour synthétiser (sans mauvais jeu de mot ahah) on a commencé la soirée par un vingtenaire Turzi qui utilise les derniers outils technologiques pour créer une électro mystique et très rétro et on a terminé ce concert par un quarantenaire Rebotini qui n’utilise que du matos d’après guerre pour inventer une musique techno futuriste. Et au milieu de ces deux tendances vraiment intéressantes, s’en dessine une troisième, représentée ce soir là par Yuksek. Lui est jeune – plus que Turzi – et est tout droit issu de la mouvance Ed Bangers. En résumé, il fait de la musique à l’opposé de Turzi et Rebotini : de la musique immédiate, l’électro à danser sans se concentrer. Pas de fond, juste une forme. Et ça fonctionne parfaitement, le public se met à sautiller dans tous les sens, secouer la tête et sourire sans se poser de questions. Des titres tous ultra-calibrés pour les radios commerciales (2’30 – 3’00) en complète opposition avec les 8’00 – 12’00 de moyenne de ses deux collègues. Un live de Yuksek, c’est comme un mauvais film avec un scénario intéressant, on en ressort en ayant déjà oublié les trois quart de ce à quoi on vient d’assister. Cet artiste appartient à toute cette vague qui copie les aînés (Daft Punk, Simian…) pour recracher plus ou moins habilement une électro fluo. Matuvu et Bling-bling sont les maîtres mots qui attirent une jeunesse en mal de connaissance musicale de fond et qui a un profond besoin de défoulement immédiat. Issus de la génération « tout, tout de suite », « travailler plus sans gagner plus », « société de consommation mon Amour », le public le plus friand de Yuksek est jeune. Sauf que… ce soir là, nous sommes un lundi, ce n’est pas les vacances scolaires et le public est plutôt « trentenaire bien tassé » que « tout juste majeur ». On se rend alors compte que Yuksek touche une autre catégorie de public : les bobos en mal de jeunesse, sur le retour et ne supportant pas l’idée d’approcher les quarante piges. Pas d’enfants, pas de vie de couple, pas de voiture (mais un scooter, pardon, un Vespa), pas de théâtre ou d’opéra mais du clubbing jusqu’à plus soif, un appartement grand et vide de vie puisqu’ils n’en sont que les courants d’airs : on ne mange pas chez soi, il n’y a pas de table pour ça ; on n’invite pas chez soi, il n’y a rien à voir chez soi… Ils se raccrochent à cet ersatz d’électro qui leur donne l’illusion d’être jeune à nouveau, de ne plus sentir le poids des ans dans leurs genoux, d’oublier quelques instants cette brioche naissante sur leurs hanches. Le temps d’un set, ils ont l’impression d’être insouciants, ils oublient qu’ils sont censés être des bobos parisiens coincés devant un concert, ils applaudissent à tout rompre au lieu de nous servir leur habituelle moue dédaigneuse. Croyez-le ou non, c’est presqu’émouvant de voir leur détresse affective et leur mal-être de presque-vieux s’effacer l‘instant d’un titre.

Attention, je n’ai jamais dit être restée de marbre devant le set de Yuksek, j’avais d’ailleurs beaucoup apprécié son album. Mais je suis encore capable de faire la différence entre une électro de surface putassière et une expérience électronique poussée et approfondie qui demande beaucoup de concentration pour ne pas passer à côté. Je ne suis malheureusement pas certaine que la génération qui me suit (c’est-à-dire mon petit frère) et la génération perdue de ces quarantenaires fassent la distinction.

Le Point Ephémère avait préparé un plateau de qualité pour fêter comme il se devait ses cinq ans, on regrette simplement que cette soirée n’était pas un vendredi ou samedi ! Turzi et Rebotini ont assurément beaucoup de belles années musicales à nous faire partager, le jeune Yuksek est… jeune, il progressera :) !

Note : 8/10

Crédits photos : Michaurel

Retrouvez une version édulcorée de cette chronique sur Le Hiboo

13 comments on “GIVE ME FIVE : TURZI +REBOTINI +YUKSEK @ Point FMR”

  1. “Etienne Jaumet likes this”
    via Facebook

  2. j’ai hâte de voir le tenori on utilisé sur scène :-)

    ainsi que quelques autres trouvailles récentes :
    http://www.arbobo.fr/table-dance-les-nouveaux-instruments-numeriques/

  3. Sans chercher ouvertement à vous contredire, il faut quand même que vous sachiez que Yuksek est (beaucoup ?) plus âgée que moi…

  4. Salut Romain,
    hé hé hé, dans ce cas Yuksek est encore jeune dans son approche de la musique :)
    Je jubile d’autant plus alors, car il y a vraiment un saut générationnel doublé d’une différence évidente de qualité (et de travail ?)

  5. salut
    Je trouve ta chronique insultante même si tu as raison sur le fond du problème de société, je pense que tu as toi aussi du mal à y trouver ta place, tu oppose ton archétype ( écoute exclusivement “intellectuelle” de la musique, amour d’un étalage de références, rejet d’artistes intéressant plus de 70 personnes…) à l’archétype que tu développes dans ton article, tu devais attendre depuis longtemps une chronique dans laquelle tu pourrais déverser tant de frustrations et je suis content d’avoir pu te le permettre. Mais tu me permettra de trouver très réductrice ta caricature de mon soit-disant public. Cela dit, étant passé plusieurs fois au Pop-in j’ai souvent beaucoup ri devant ce public Hermann dunien si stéréotypé et prétentieux, mais tu dois sûrement en faire partie alors je n’irais pas plus loin, et en plus j’habite en province donc je ne dois pas comprendre.
    Pour ton info j’aime beaucoup Turzi, même si son live n’apporte rien de nouveau, il a le mérite d’avoir une belle culture musicale et d’en faire la démonstration, ce qui doit te parler, pour moi la musique n’est pas que ça. Tu devrais postuler chez Chronicart.
    Pour ma part j’étais content de ce live, content justement pour une fois de jouer devant un public plus agé, qui ne saute pas partout mais écoute la musique, et qui a l’air de l’apprécier, comme quoi des fois, on se fait des idées.
    Et pour finir je ne suis ni clubber ni edbangerien.
    merci
    PA

  6. Désolé mais je suis assez outré qu’on puisse se plaindre d’une chronique. Peu important les relations qu’on puisse avoir avec les artistes, peu importe la personne qui écrit et la personne sur qui on écrit ! Une chronique est une chronique bordel ! On peut aimer ou ne pas aimer un disque ou un concert. L’artiste peut y avoir mis tout son coeur ou toute son énergie, je en vois pas pourquoi on devrait chroniquer en bien. Pire c’est EXACTEMENT ce qui fait qu’on assiste ) une blogosphère puritaine où les gens ne parlent quasiment que de ce qu’ils aiment !
    PA, j’aime beaucoup ta musique et j’ai bien aimé les concerts que j ‘ai vu de toi, mais si j’avais penser le contraire je l’aurais écrit. Depuis quand se plaint on d’une mauvaise critique ? Depuis quand doit on se justifier d’une mauvaise chronique ? D’autant que Mauve écrit très justement et sans jamais être méchante ! D’ailleurs j’ai rarementt vu de critique méchante d’un artiste sur la blogosphrèe (à part quand je suis ennervé…).
    En tout cas, voir ce média qu’est la blogosphère qu’on appelle indignement la “relève de la presse” se voir pré-museler apr des artsites je trouve ça INSULTANT et SCANDALEUX !

  7. Bonjour Pierre-Alexandre,

    Il y a un peu de vrai dans ce que tu écris de moi,
    si je ne suis si acerbe avec certains stéréotypes de la société parisienne, c’est aussi parce que j’ai peur de devenir comme eux.
    Mais que je me suis promis d’arrêter le jour où ce serait le cas.
    Et si j’ai choisi de ne pas travailler dans la musique c’est pour la même raison.
    Que tu habites en province ou ailleurs ne change rien pour moi, j’ai grandi 18 ans en Bretagne.

    Revenons au fond, tu prends la peine de réagir, je te remercie d’avoir pris cette peine. Je t’ai touché, blessé peut-être, je tiens à m’en excuser.
    Il ne faut pas prendre tout cela trop à cœur :
    - Il y a « Insolentes » dans le titre de ce blog, ce n’est pas pour rien. Mes chroniques ne traduisent pas toujours ce que je pense vraiment, mais sont parfois de simples exercices de style.
    - Si tu te penches sur la chronique que j’ai faite de ton disque, tu verras que je ne crache pas sur ton travail, bien au contraire : http://thevioletteroll.wordpress.com/2009/02/12/yuksek-–-away-from-the-sea-8510/
    - J’ai également assisté à ton concert de la Cigale, qui d’ailleurs était très différent (en terme de public notamment) sans en dire (trop) de mal il me semble : http://thevioletteroll.wordpress.com/2009/04/10/chinese-man-la-maroquinerie-vs-yuksek-la-cigale/
    - Je prend donc la peine d’écrire une troisième fois sur toi, je ne me donne pas cette peine lorsque je ne trouve aucun intérêt à un concert/un disque etc… je crois donc que Qui aime bien châtie bien s’applique dans le cas de ce que je pense de toi ;)
    Quand aux considérations Ed-Bangerienne, si tu me permets ce dernier barbarisme, c’est simplement l’image que tu véhicules. Tout comme je pensais que tu étais plus jeune que Turzi, j’éprouve les mêmes sensations à l’écoute de ton disque ou de celui de Justice. L’habit ne fait pas toujours le moine.

    Bien à toi

  8. Je trouve ce débat fort intéressant. J’avoue que personnellement, si j’aime beaucoup dire du mal des albums que je n’aime pas (leitmotiv primaire de la critique), j’avoue toujours avoir une appréhension à blesser l’artiste. J’aime taper sur les disques mais pas sur les gens.

    Pourtant c’est bien la règle du jeu. Alors oui, un artiste met toute son âme, toute sa personnalité dans une oeuvre, et celle-ci est une extension de lui même et bla bla et bla bla. C’est peut être vrai mais bon, on doit bien critiquer quand même

    Je viens de relire ma chronique peu élogieuse de l’album de Yuksek (http://www.playlistsociety.fr/2009/02/yuksek-away-from-sea-610.html). Elle n’est pas insultante et pour autant je ne suis pas sur que l’artiste ne la trouve pas méprisante.

    Tout ça pour dire que comme Mauve je pense qu’il ne faut pas prendre tout cela trop à cœur !

    En revanche Mauve, je ne comprends pas quand tu dis : “Mes chroniques ne traduisent pas toujours ce que je pense vraiment, mais sont parfois de simples exercices de style.”. Je suis bel et bien d’accord pour l’exercice de style, mais tu ne me feras pas croire que tes billets ne représentent pas ce que tu penses (l’inverse serait décevant). Ne serait-il pas plus juste de simplement dire qu’il s’agit d’un ressenti à l’instant t ?

    Si cela reste un débat intéressant (c’est toujours mieux de se faire trasher par l’auteur que par un anonyme aigri), je trouve dommage que Yuksek ne cherche pas à contre-argumenter et à défendre sa musique comme il se doit dans des commentaires de critiques. Là on tombe tout de suite dans le cliché de la rengaine contre les critiques intello : “Tu devrais postuler chez Chronicart”. Je déteste ce procédé qui consiste à détourner le sujet en s’attaquant au chroniqueur plutôt que de rester sur la musique.

    Quand au soi-disant “problème de société” concernant le public, je crois qu’on a tous mieux à faire que de s’inquiéter de la vie des gens et de ce qu’ils font pour essayer de rester heureux.

    Bon je me suis un peu égaré, mais j’avoue ne pas être très à l’aise avec l’idée de blesser quelqu’un juste parce je trouve que son disque c’est de la merde. Après de la même manière qu’on vient souvent me traiter de tous les noms parce que j’ai mis une mauvaise note à Green Day ou à U2, de la même manière que oui ce n’est jamais très agréable d’entendre dire que ses critiques c’est de la merde, qu’on ne sera jamais un journaliste, et de la même manière bah qu’ils font bien faire avec et prendre ça avec humour, je ne comprends pas qu’un artiste ne soit pas “psychologiquement” parlant prêt à lire des articles de ce type sur son compte.

    Qu’il réponde très bien, je trouve ça super constructif, mais si c’est pour dire : “T’es une merde parce que t’as dit que ma musique c’était de la merde”, je pense qu’on va pas aller très loin.

    Comme dirait Benjamin L : “pendant ce temps en Somalie” ;)

    La bise les enfants

    Benjamin F

    PS : Ben fout ton “L” à la fin sinon on peut pas nous distinguer (ce qui est peut être ton but, lol)

  9. Ouais, euh faut pas exagérer quand même Benjamin. Je n’ai rien à redire sur le papier de mauve, mais la réaction de “Yuksek” n’a rien d’insultant ou de scandaleux. Elle est inévitable, et tout à fait humaine.
    Depuis quand se plaint on d’une mauvaise critique ? Depuis quand doit on se justifier d’une mauvaise chronique ?
    Depuis toujours. On prend la liberté de critiquer le travail des autres. A partir de là, il faut être ouvert au débat, et aux réactions virulentes. Parce que sur la blogosphère (dont je fais infimement parti), les critiques ne sont pas si souples que ça. Moi ça me dérange pas, mais si j’étais artiste et que je me faisais démonter, et que je trouvais ça insultant, je serais le premier à le dire si le temps m’en était donné. C’est un peu facile de pondre quelque chose et de décréter: “Réactions interdites, j’ai raison”.

  10. Tu prends le problème à l’envers Thibault. A la base c’est un artiste qui a un projet et qui se décidé à le montrer. Pour qu’on parle de lui il engage une flopée de gens qui vont envoyer son CD et des invitations à son concert à des gens comme Mauve pour qu’elle donne son avis. A partir, les ‘gens comme ça’ ne font QUE ce qu’on leur demande : donner leur avis ! Si on plus on ajoute à ça le fait qu’il n’y a aucune méchanceté dans son papier, qu’il est clairement dit partout sur ce blog que Mauve se veut partiale et non objective je ne vois franchement pas le problème ! Les réactions ne sont pas interdites : la preuve nous répondons. Ce qui est interdit (par la Constitution et les lois de 1881 sur la liberté de al presse) c’est de demander à quelqu’un de la fermer parcequ’on n’est pas d’accord ! Certes ce n’est pas exactement le propos, mais ce que dit Pierre-Alexandre s’en rapproche.
    Si demande, un député venait à répondre exactement la même chose sur un blog, la Terre entière lui tomberait dessus. Alors quoi ? Les artistes ont au dessus des lois et de la bienséance ? Si Monsieur Yuksek ne veut pas qu’on parle de lui, qu’il joue dans des salles perdues sans n’inviter personne, sans donner d’interview à tout va et sans envoyer son disque à tous les chroniqueurs et normalement nous devrions la fermer. Dans le cas contraire, quand on se sert des canaux disponibles pour faire parler de soi (ce qui n’est en rien un mal) on assume les ‘quelques’ mauvais critiques. D’autant que Yuksek bénéficie de critiques plutôt bonnes dans l’ensemble. Alors quoi, serait-ce un enfant gâté qui fait caca par terre quand on ne lui dit pas qu’il est beau ? Alors ok : “Yuksek, t’es beau et intelligent, et sa musique, Mozart à côté, on dirait Lorie”. Maintenant va jouer aux Pokemon.

  11. cool des pokemons !

    bon, les critiques c’est forcément difficiles à encaisser,
    mais je conseillerais à tout artiste, quel qu’il soit, de se retenir d’y répondre directement,
    ça ne peut rien leur apporter.

    comme dit benjamin, on nous demande de donner notre avis,
    chacun-e de nous répondant à sa manière ces sollicitations
    Même si pour ma part je trouve que c’est une perte de temps, les critiques négatives on a le droit d’en faire, du moment que c’est ce qu’on pense et que c’est pas dans un but de nuire.
    Quand Desproges se fout de la gueule des films de Duras, de manière très méchante, ça fait rire totu le monde.

    eh oui, être artiste c’est cruel, j’en suis intimement persuadé, mais personne ne vous oblige à lire les critiques qu’on fait de vous.

  12. Moi je trouve ça cool que les artistes eux-mêmes réagissent aux critiques.
    A part ça, bravo au Point Ephémère d’avoir réuni l’électro ‘intello’ de Turzi avec l’électro ‘hédoniste’ de Yuksek, et le taulier Rebotini qui met tout le monde d’accord.

  13. J’aime bien l’idée de l’artiste qui répond live lui même. La réponse de Yuksek, acerbe, a le mérite d’exister. Mais acerbe quand même, dommage. Je rejoins Ben F : si l’argument c’est “Toi le chroniqueur, t’es une caricature et un con alors ta gueule”. Ca va moyen loin. D’autant que la réponse elle-même verse dans la caricature la plus crasse (rien de personnel, j’au lu, c’est tout).

    Surtout quand l’artiste ne se fait pas systématiquement étriller, au contraire.

    Et tu sais quoi Yuksek ? Je ne suis même pas d’accord avec la chronique de Violette sur ton set, que je trouve fort bien écrite mais déconnectée du moment, un peu (sur l’approche, hein, pas sur le fond : pas vu). Mais là, désolé, ça sent le réglement de comptes, un peu quand même.

    Tu es un être humain, soit. Ca n’oblige pas à être con.
    Comprendre “se mettre à troller en cours de com’ parce qu’il faut que ça sorte”.

    Des critiques te critiquent ?
    Hum, j’arrive pas à être étonné. Il font ce qu’ils disent, non ?

    Mais peu importe, j’admire la démarche. Juste un peu de distance avant d’écrire. et ce sera vraiment intéressant.

    Olivier


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